Les défauts de pièces injectées se répètent d'un atelier à l'autre, et chacun renvoie à un petit nombre de causes identifiées.
La retassure est un creux qui apparaît là où la matière est la plus épaisse, lorsque le cœur se contracte en refroidissant. Elle se traite par une réduction des épaisseurs, un maintien en pression plus long ou un déplacement du seuil d'injection. Les bulles internes procèdent du même phénomène dans une matière qui a figé en surface.
Lorsque deux fronts de matière se rejoignent après avoir contourné un obstacle, ils se soudent imparfaitement : la ligne est visible et constitue un point de faiblesse mécanique. L'emplacement du seuil, la température de matière et la ventilation du moule la limitent.
Les brûlures viennent de l'air emprisonné, comprimé et porté à très haute température par la compression : elles signalent un défaut d'évents. Les bavures apparaissent quand la matière s'échappe au plan de joint, sous l'effet d'une pression excessive ou d'une force de fermeture insuffisante.
Plusieurs polymères sont hygroscopiques et doivent être séchés avant transformation. L'humidité résiduelle provoque des traces d'argenture, des bulles et surtout une dégradation irréversible des chaînes moléculaires, qui affaiblit la pièce sans que rien ne se voie.