Le moule représente l'essentiel de l'investissement initial d'un projet d'injection, souvent plusieurs dizaines de milliers d'euros. Sa conception détermine la qualité des pièces et le coût unitaire de production.
Un moule comprend deux parties, la partie fixe côté injection et la partie mobile côté éjection, qui se referment sur l'empreinte. S'y ajoutent le système d'alimentation, canaux et seuils, la régulation thermique par circuits d'eau, et le système d'éjection, broches ou plaque dévêtisseuse.
Un moule à empreinte unique coûte moins cher mais produit une pièce par cycle. Un moule multi-empreintes divise le temps de cycle par pièce, au prix d'un investissement supérieur et d'une presse plus puissante. L'arbitrage se calcule à partir du volume annuel prévu et de la durée de vie du produit.
Les canaux chauds maintiennent la matière fondue jusqu'au seuil d'injection, supprimant la carotte et donc la matière perdue et le temps de recyclage. Ils augmentent sensiblement le coût du moule et sa complexité de maintenance, et se justifient sur les grandes séries.
La conception de la pièce conditionne celle du moule : angles de dépouille pour le démoulage, épaisseurs régulières pour éviter les retassures, nervures plutôt que masses pleines, rayons plutôt qu'angles vifs. Une pièce dessinée sans tenir compte du procédé conduit à un moule coûteux et à des rebuts.